J’ai bien du mal à croire que
j’arrive à la fin de mon voyage en Amérique Latine. Cette expérience
intemporelle avait donc bien une fin ? Je souhaitais traverser le Mexique
jusqu’au nord, mais je me suis dit qu’il était plus sage de profiter des quelques
semaines qui me restent, avant que mon visa touriste n’expire, pour trouver un
travail. L’Etat de Jalisco est donc bien l’épilogue de cette formidable
épopée…avant de vivre une toute autre nouvelle aventure latine !
Guadalajara est la deuxième ville
du pays et je me suis dis qu’il serait bon d’y chercher du travail. Plutôt que
de vivre dans la capitale du Mexique, parfois chaotique, Guadalajara pourrait
être une bonne alternative. On dit qu’il s’y trouve les filles les plus jolies
du pays, que les habitants sont des plus accueillants et que le centre citadin
ne se trouve qu’à quelques heures de la plage (Puerto Vallarta). Sur le papier,
Guadalajara a tout pour séduire…
A mon arrivée, je fais
connaissance avec les dernières personnes qui auront la chance (non non, je ne
suis pas arrogant) de m’accueillir au cours de mon périple. Il s’agit de deux
jeunes filles. Tout au long de mon voyage, je m’interdisais (éthique quand tu
nous tiens) d’avoir quelconque relation, qui allait au-delà de l’amitié, avec
une fille qui me recevait au sein de sa maison. Croyez moi cela évite bien des
complications. Mais comme, il est interdit d’interdire et que je vis la
dernière étape, je me suis laissé surprendre à me rapprocher de l’une de mes
colocataires temporaires. Un peu de passion dans mon aventure, ne me fait pas
de mal, bien au contraire.
On passe notre week end à
flirter, cloitré dans la maison. Ne pouvant me recevoir que deux petits jours,
je décide de trouver une autre personne qui aurait la gentillesse de me loger
quelques temps. Ce changement d’endroit marque également la fin de cette très
courte relation. Je comprends bien qu’une fille ne souhaite pas donner suite
avec quelqu’un dont elle ne sait même pas dans quel lieu il va se retrouver
d’ici quelques jours. Le profil aventurier attire, mais fait également fait très
peur.
J’arrive donc dans un nouvel
appartement. On m’explique que le propriétaire ne viendra que dans une semaine,
autrement dit, j’ai la maison pour moi tout seul. Bien que je n’aime pas la
solitude et préfère le partage, un peu de repos me fera le plus grand bien.
J’en profite également pour chercher du travail. Et autant dire, ce n’est pas
facile. J’ai beau passer des heures et des heures par jour à envoyer des CV, je
ne reçois même de réponses négatives. On m’ignore totalement. Difficile de
trouver une entreprise qui accepte d’effecteur les démarches pour le visa de
travail… Je vous en reparlerais un peu plus tard.
Je finis par faire connaissance
avec le propriétaire, un jeune de 20 ans et également avec une allemande qui va
partager la maison pendant près de deux mois. Dans une ambiance légèrement
dépressive (je vous apprendrais rien en disant que la recherche de travail est
surement l’une des tâches les plus ingrates), nous faisons quelques tours dans
la ville accompagnés de quelques virées nocturnes.
Pour tout vous dire, je suis un
peu déçu par la ville elle-même. Elle est jolie sans plus, peu pratique car les
transports en commun ne sont pas à la hauteur de la taille de Guadalajara, le
coût de la vie y est beaucoup plus chère que dans le reste du pays et
l’ambiance nocturne est quelque peu bourgeoise. Pire, le centre ville est
quasiment impraticable de nuit car un peu dangereux (alors dans le reste du
Mexique, c’est généralement l’endroit le plus sûre) Néanmoins, je fais de très
belles rencontres et les habitants se montrent extrêmement curieux et gentils
avec les étrangers.
La déception numéro une restera
(et pour longtemps), la fausse légende qui dit que l’on trouve à Guadalajara
les filles les plus jolies du pays. Elles ne sont ni plus belles, ni plus
moches que dans le reste du Mexique. Je suis loin d’être un dragueur et encore
moins un prédateur, mais on m’a tellement bassiné pendant mes deux mois de
voyages au Mexique, que je me suis fait des films…On est bien loin de la
Colombie.
Guadalajara me laisse un arrière
goût dans la bouche. Je pensais que la ville pouvait être un bon endroit pour
vivre et finalement je préfère même la capitale. Après un petit tour à Tequila
(prochain article), je décide donc de retourner dans une autre ville pour jouer
ma dernière chance pour trouver du travail en moins de deux semaines…
... allez, à votre santé!